Sortir des idées fausses
qui consistent à assimiler « vieillesse » et « dépendance »
L'espace vital se restreint de plus en plus avec l'avancée en âge : le périmètre de déplacement diminue...
L'espace est vital en effet, et vouloir mesurer le besoin d'espace en terme de limites corporelles serait
Les besoins spatiaux et architecturaux ne sont pas les mêmes d'une culture à l'autre, de même que l'importance accordée aux différents sens : ouïe, odorat, toucher, et cela conduit à des perceptions différentes de l'espace et des relations des individus dans l'espace.
C'est la proxémie, c'est-à-dire l'usage que l'homme fait de l'espace en tant que produit culturel spécifique.
1. un leurre et
2. l'oubli du concept de territorialité, système de comportement fondamental de tous les organismes vivants.
2. l'oubli du concept de territorialité, système de comportement fondamental de tous les organismes vivants.
Les besoins spatiaux et architecturaux ne sont pas les mêmes d'une culture à l'autre, de même que l'importance accordée aux différents sens : ouïe, odorat, toucher, et cela conduit à des perceptions différentes de l'espace et des relations des individus dans l'espace.
C'est la proxémie, c'est-à-dire l'usage que l'homme fait de l'espace en tant que produit culturel spécifique.
Plusieurs concepts sont couramment utilisés pour qualifier des situations ou définir l'état des personnes âgées :
Ainsi peut-on constater des glissements de sens ou la coexistence de différente définitions pour le même terme !
Au moment où le contexte démographique, social et économique, transforme l'utilisation de ces termes en de réels enjeux économiques et sociaux (accès aux financements publics ou privés, investissements...) une classification s'impose ainsi qu'une discipline, pour employer un vocabulaire commun à tous.
La plupart des définitions sont officialisées par l'O.M.S. (Organisation Mondiale de la Santé). C'est la classification des handicaps de Wood.
C'est la perte ou l'altération d'une structure ou fonctionpsychologique, physiologique ou anatomique.
Ces altérations concernent :
Une incapacité correspond à une réduction - résultant d'une déficience - partielle ou total - de la capacité à accomplir une activité de façon normale, ou dans des limites considérées comme normales pour un être humain.
La Classification Internationale des Handicaps donne une liste de neuf types d'incapacités, parmi lesquelles, et à titre d'illustration :
Elle présente un barème de cotations de l'incapacité en 6 niveaux, l'invalidité étant l'échelon le plus élevé de cette cotation.
Le concept d'incapacité est important parce que directement opérationnel.
C'est l'analyse des incapacités, mais aussi des capacités résiduelles, qui permet de définir les compensations qui seront nécessaires ou les aménagements de logement.
Le Handicap ou désavantage social résulte de la conjonction de deux groupes d'éléments :
Le terme de « handicap » est trop souvent utilisé au sens d'un diagnostic et comme un mode d'identification de personnes : les handicapés.
Il n'y a pas des « handicapés » mais des personnes en « situation de handicap » !
Cette situation peut être engendrée par l'environnement physique comme par l'environnement social.
Par exemple :
C'est le droit de se gouverner par ses propres lois.
C'est le droit pour l'individu de déterminer librement les règles auxquelles il se soumet.
L'autonomie est sans doute le concept le plus fréquemment détourné de son sens premier.
Trop souvent, le terme d'« autonomie » est opposé
Or, on peut être à la fois
Il est essentiel de clarifier l'usage de ce terme parce qu'il fait référence à la liberté de décision, de choix des personnes âgées.
Les risques d'aliénation de ces droits sont grands, surtout en établissement, d'autant que ceci peut avoir une conséquence directe sur la baisse des capacités (pertes d'autonomie physique).
L'autonomie doit donc désigner
« la liberté d'action et de choix »
Le respect de l'autonomie, sa sauvegarde, doivent être à la base de tout projet d'action en faveur de la personne âgée.
- la déficience
- l'incapacité
- l'invalidité
- le handicap
- la dépendance et l'indépendance
- l'autonomie.
Ces concepts ont été forgés dans différents domaines professionnels : médecine, action sociale, administration et depuis peu assurances. Toutefois, c'est dans le domaine médical qu'ils ont été le plus utilisés, parfois sous forme de grilles de mesures.- l'incapacité
- l'invalidité
- le handicap
- la dépendance et l'indépendance
- l'autonomie.
Ainsi peut-on constater des glissements de sens ou la coexistence de différente définitions pour le même terme !
Au moment où le contexte démographique, social et économique, transforme l'utilisation de ces termes en de réels enjeux économiques et sociaux (accès aux financements publics ou privés, investissements...) une classification s'impose ainsi qu'une discipline, pour employer un vocabulaire commun à tous.
La plupart des définitions sont officialisées par l'O.M.S. (Organisation Mondiale de la Santé). C'est la classification des handicaps de Wood.
1. Déficience
C'est la perte ou l'altération d'une structure ou fonctionpsychologique, physiologique ou anatomique.
Ces altérations concernent :
1. Les fonctions perceptives :
déficiences sensorielles comme par exemple :
déficiences sensorielles comme par exemple :
- la cécité,
- la surdité,
- les troubles de la perception...
- la surdité,
- les troubles de la perception...
2. Les fonctions cognitives :
déficiences relatives à la mémoire, au langage...
3. Les fonctions effectives :
déficiences motrices concernant la locomotion, la préhension etc. comme :
déficiences relatives à la mémoire, au langage...
3. Les fonctions effectives :
déficiences motrices concernant la locomotion, la préhension etc. comme :
- l'aphasie
- la paralysie.
- la paralysie.
2. Incapacité
Une incapacité correspond à une réduction - résultant d'une déficience - partielle ou total - de la capacité à accomplir une activité de façon normale, ou dans des limites considérées comme normales pour un être humain.
La Classification Internationale des Handicaps donne une liste de neuf types d'incapacités, parmi lesquelles, et à titre d'illustration :
- incapacité concernant la communication,
- incapacité concernant les soins corporels,
- incapacité concernant la locomotion (incapacité à monter les escaliers par exemple).
- incapacité concernant les soins corporels,
- incapacité concernant la locomotion (incapacité à monter les escaliers par exemple).
Elle présente un barème de cotations de l'incapacité en 6 niveaux, l'invalidité étant l'échelon le plus élevé de cette cotation.
Le concept d'incapacité est important parce que directement opérationnel.
C'est l'analyse des incapacités, mais aussi des capacités résiduelles, qui permet de définir les compensations qui seront nécessaires ou les aménagements de logement.
3. Handicap
Le Handicap ou désavantage social résulte de la conjonction de deux groupes d'éléments :
- les uns sont internes, liés à l'individu et à ses déficiences
- les autres sont indépendants de l'individu et liés à son environnement physique et social, ou à une situation qui met l'individu dans l'incapacité d'agir.
Un situation de handicap apparaît quand un individu, confronté à un environnement ou à des circonstances hostiles, n'est plus en mesure d'agir comme il le souhaite. - les autres sont indépendants de l'individu et liés à son environnement physique et social, ou à une situation qui met l'individu dans l'incapacité d'agir.
Le handicap est un état relatif.
Le terme de « handicap » est trop souvent utilisé au sens d'un diagnostic et comme un mode d'identification de personnes : les handicapés.
Il n'y a pas des « handicapés » mais des personnes en « situation de handicap » !
Cette situation peut être engendrée par l'environnement physique comme par l'environnement social.
Par exemple :
une personne en fauteuil roulant se déplace parfaitement en terrain plat, mais se trouve dans l'impossibilité d'accéder à un lieu parce qu'il ya trois marches.
S'il y a un plan incliné, un ascenseur ou un élévateur, elle n'est plus handicapée !
Autre exemple :S'il y a un plan incliné, un ascenseur ou un élévateur, elle n'est plus handicapée !
une personne parfaitement autonome est contrainte de déménager et ne peut plus faire face à ses besoins économiques : elle se trouve « en situation de handicap » et devient dépendante !
4. Dépendance et indépendance
La dépendance est une caractéristique normale de tout individu vivant en société.
Elle ne prend son caractère définitif que lorsqu'elle impose l'aide d'autrui de façon systématique,
Elle ne prend son caractère définitif que lorsqu'elle impose l'aide d'autrui de façon systématique,
- soit pour réaliser les actes de la vie quotidienne, c'est-à dire,
- se lever
- se laver,
- se nourrir...
- se laver,
- se nourrir...
- soit pour des actes de la vie sociale, c'est-à dire,
- actes administratifs,
- remplir des chèques...
- remplir des chèques...
Le concept de dépendance est très largement utilisé aujourd'hui, conduisant à évaluer les performances ou les capacités d'un individu pour accomplir certaines fonctions physiques, mentales, comportementales ou activités de la vie courante.
La dépendance est souvent définie par des incapacités, sans se préoccuper de leur interaction avec l'environnement social ou physique.
Elle ne peut être réduite aux seuls besoins physiques élémentaires !
La dépendance est souvent définie par des incapacités, sans se préoccuper de leur interaction avec l'environnement social ou physique.
Elle ne peut être réduite aux seuls besoins physiques élémentaires !
La recherche d'indépendance est plus intéressante que le traitement de la dépendance.
Elle conduit à s'intéresser
Elle conduit à s'intéresser
- aux facteurs de la dépendance physique,
- aux facteurs sociaux et affectifs ou liés à l'environnement physique
et à les traiter ! Cette démarche rejoint la démarche préventive.- aux facteurs sociaux et affectifs ou liés à l'environnement physique
5. Autonomie
C'est le droit de se gouverner par ses propres lois.
C'est le droit pour l'individu de déterminer librement les règles auxquelles il se soumet.
L'autonomie est sans doute le concept le plus fréquemment détourné de son sens premier.
Trop souvent, le terme d'« autonomie » est opposé
- à dépendance et
- à la perte d'autonomie
et il est assimilé à l'incapacité et à la dépendance.- à la perte d'autonomie
Or, on peut être à la fois
- dépendant et
- garder son autonomie !
- garder son autonomie !
Il est essentiel de clarifier l'usage de ce terme parce qu'il fait référence à la liberté de décision, de choix des personnes âgées.
Les risques d'aliénation de ces droits sont grands, surtout en établissement, d'autant que ceci peut avoir une conséquence directe sur la baisse des capacités (pertes d'autonomie physique).
L'autonomie doit donc désigner
« la liberté d'action et de choix »
et être un principe préalable à toute action.
Le respect de l'autonomie, sa sauvegarde, doivent être à la base de tout projet d'action en faveur de la personne âgée.






